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Que voir, dans l’ordre

Que voir
Le parcours se fait en une boucle, et il a un sens. La nef d’abord, libre d’accès ; puis le chœur de Suger, consacré le 11 juin 1144, où le gothique commence ; le déambulatoire et ses chapelles rayonnantes ; le transept et ses plus de soixante-dix gisants ; la crypte et son ossuaire pour finir. Et sur le parvis, La Fabrique de la Flèche, fermée le lundi. Comptez une heure en visite libre.
1. La nefLibre, refaite à partir de 1231
2. Le chœur de SugerConsacré le 11 juin 1144
3. Le déambulatoireChapelles rayonnantes, vitraux
4. Le transeptPlus de 70 gisants et tombeaux
5. La crypteL’ossuaire et sa plaque
6. La FabriqueChantier de la flèche, fermé le lundi
Le chevet gothique de la basilique de Saint-Denis

1. La nef, avant le billet

On entre par la façade occidentale. La nef et le transept haut-gothiques ont été refaits à partir de 1231 sous Saint Louis, par Pierre de Montreuil : c’est du gothique rayonnant, haut, clair, avec des verrières qui remplacent le mur. On peut rester là sans rien payer, et beaucoup de visiteurs ne font que cela — c’est l’erreur que ce site existe pour éviter. Regardez la façade en sortant, elle vous manquera sinon : il n’y a qu’une tour, et l’explication est sur pourquoi une seule tour.

2. Le chœur de Suger, le vrai début

Passé le contrôle, on entre dans le chœur consacré le 11 juin 1144 sous l’abbé Suger. Ce n’est pas un chœur gothique parmi d’autres : c’est le premier. Arcs brisés, croisées d’ogives, chapelles rayonnantes ouvertes les unes sur les autres au lieu d’être cloisonnées, et le mur remplacé par du verre. Suger appelait cela lux nova. Tenez-vous au centre, tournez sur vous-même une fois, et regardez comment la lumière circule d’une chapelle à l’autre sans obstacle : c’est l’invention qu’on est venu voir. Détails sur la page Suger.

3. Le déambulatoire et les vitraux

On tourne autour du chœur. Les chapelles rayonnantes se suivent, et les vitraux avec elles. Prenez le temps de faire le tour complet plutôt que de couper : c’est le geste que le bâtiment a été conçu pour produire. En janvier, il y fait froid et le vent passe ; je le dis parce que personne ne le dit. La page des vitraux raconte ce qu’on y regarde.

4. Le transept, les gisants

C’est le cœur de la visite et la raison de venir. Plus de soixante-dix gisants et tombeaux du XIIᵉ au XVIᵉ siècle, la plus grande collection de sculpture funéraire de cette période au monde. Dagobert et sa bande dessinée sculptée ; Clovis et Childebert ; Charles V, premier visage qui ressemble à quelqu’un ; Louis XII et Anne de Bretagne, le double tombeau Renaissance avec ses transis ; François Iᵉʳ et Claude de France sous leur arc de triomphe ; Henri II et Catherine de Médicis ; et Bertrand du Guesclin, connétable non roi, aux pieds du roi. Comptez quarante minutes ici, au minimum. Un par un, ils sont sur la page des gisants.

Les statues priantes de Louis XVI et Marie-Antoinette, commandées par Louis XVIII après le retour de leurs dépouilles en janvier 1815, sont dans le même secteur. Voir leur page.

5. La crypte et l’ossuaire

On descend. La crypte abrite l’ossuaire où les ossements relevés des fosses de 1793 ont été déposés mélangés en 1817, derrière une plaque qui porte la liste des souverains. C’est la fin logique du parcours, et c’est ce que les visiteurs pressés sautent. Ne la sautez pas : sans elle, vous avez vu une galerie de sculpture, pas une histoire. Voir la crypte et la profanation de 1793.

6. La Fabrique de la Flèche

Sur le parvis et dans le bâtiment attenant : le chantier de remontage de la flèche de la tour nord, démontée pierre à pierre entre 1846 et 1847 par François Debret après les tempêtes, dont celle de juin 1845. On y voit des tailleurs de pierre au travail. Fermée le lundi, alors que la nécropole, elle, reste accessible ce jour-là. Comptez une demi-heure de plus. Voir la page du chantier.

Inclus

  • Le chœur de Suger et le déambulatoire
  • Le transept et ses plus de soixante-dix gisants
  • La crypte et l’ossuaire
  • La Fabrique de la Flèche, du mardi au dimanche
  • La visite guidée en français, incluse, environ 1 h 30

Non inclus

  • La nef, libre d’accès sans billet
  • Un vestiaire : il n’y en a pas
  • L’accès pendant les offices, où le monument ferme
Le conseil du quartier

Calez votre entrée sur 11 h ou 15 h du lundi au samedi, 12 h 30 ou 15 h le dimanche : ce sont les départs de la visite guidée en français, incluse dans le billet. Elle dure environ 1 h 30 et couvre le parcours ci-dessus mieux que n’importe quel commentaire enregistré. Confirmez l’horaire sur place.

Deux détails que tout le monde rate

Le premier : baissez-vous devant les grands tombeaux Renaissance. Les transis sont sous les priants, à l’intérieur, et se ratent si l’on reste debout. Le second : lisez la plaque de la crypte en entier, jusqu’au bout de la liste. Trente secondes, et la visite change de nature.

Combien de temps, et quand

Une heure en visite libre, 1 h 30 avec la visite guidée, deux heures en ajoutant La Fabrique de la Flèche : le détail est sur la page durée de visite. Les horaires par saison et les fermetures pendant les offices sont sur la page des horaires, et le trajet depuis Paris sur la page d’accès.

Réserver l’entrée de la nécropole

Voir les dates & réserver

Rappel : ce qui se réserve ci-dessus, c’est l’entrée de la nécropole royale. La nef, elle, reste ouverte sans billet, comme dans n’importe quelle église du diocèse.

Nous sommes un guide indépendant, pas un opérateur de visites ni le monument. Les liens de réservation mènent vers GetYourGuide et sont des liens affiliés — si vous réservez par leur intermédiaire, nous pouvons percevoir une petite commission, sans surcoût pour vous. Voir notre politique d’affiliation.

Questions fréquentes

Dans quel ordre visiter la basilique de Saint-Denis ?

La nef libre, le chœur de Suger, le déambulatoire, le transept et ses gisants, la crypte, puis La Fabrique de la Flèche. Comptez une heure en libre : voir la durée.

Qu’est-ce qu’il ne faut absolument pas rater ?

Le double tombeau de Louis XII et Anne de Bretagne avec ses transis, l’arc de triomphe de François Iᵉʳ, et la plaque de l’ossuaire. Voir les gisants.

Peut-on voir le chœur de Suger sans billet ?

Non. La nef est libre, mais le chœur, le déambulatoire, le transept et la crypte sont dans la partie payante. Voir ce qui est gratuit.

La Fabrique de la Flèche vaut-elle le détour ?

Une demi-heure de plus, avec des tailleurs de pierre au travail. Elle est fermée le lundi, contrairement à la nécropole. Voir le chantier de la flèche.

Nécropole royale, billet d’entrée4,6 ★ · 442 avis · valable la journéeRéserver